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En 1898 Santos-Dumont brésilien d'origine et parisien d'adoption, fut le premier à voler à bord d'un ballon dirigeable équipé d'un moteur (2 cylindres à essence de sa fabrication). Ici avec le N° I, long de 25 m, enveloppe de soie, la première utilisée pour les dirigeables, fabriquée dans les ateliers de monsieur Lachambre aérostier à Vaugirad (qui fabriqua aussi les N° II et III), pour les remiser, il fallait les dégonfler à chaque utilisation.

Donc ! Il décida de construire un hangar le 1er privé, l'Aéroclub de France créé en 1898, et dont il était membre fut d'accord pour lui permettre de l'installer sur le parc aérostatique de Saint Cloud, ce qu'il fit à ses frais en 1899.
En avril 1900 monsieur Henri Deutsch de la Meurthe (magna du pétrole) et membre de l'aéroclub, créa un prix pour un exploit aéronautique en machine volante Saint-Cloud-Paris-Tour-Eiffel-Saint-Cloud doté de 100.000 francs.
Plusieurs expérience furent faites avec le N° 4 et 5, ici avec le N° 6.

Santos Dumont dans la nacelle du N° 6 et, l'on aperçoit derrière lui, le hangar de Saint Cloud.

A force d'audace et de persévérance, avec le N° VI il effectua le 1er octobre 1901 un vol de 30 mn sur la distance Paris-Saint-Cloud et remporta ainsi le prix Henri Deutch de la Meurthe : 100.000 francs qu'il distribua à ses ouvriers.

Sur la carte il est dit le Santos Dumont N°7. En réalité c'est le N° 6 et le 19 octobre 1901 et pas mars 1902 (l'éditeur... à côté de la plaque)

Titillé par les succès de Santos Dumont, monsieur Henri Deutsch décida de construire un hangar à coté de celui de Santos Dumont, ce qui fut fait en 1901, il y fabriqua le "Ville de Paris 1" ce qui fit dire à Santos Dumont "C'est la copie conforme du N°6" et décida de partir construire un autre hangar à Neuilly, dans lequel il construisit de nombreux dirigeables, mais c'est vers l'avion qu'il se tourna par la suite.

A part le gouvernail on pourrait penser qu'il a un frère jumeau.

Mais il n'est pas le seul à entrevoir la possibilité d'un immense marché, surtout si les militaires... si intéressent, de ce fait les frères Lebaudy riches industriels dans les raffineries du sucre, décident de devenir constructeurs de dirigeables... peut-êtres ? Qu'à l'avenir ils pourraient transporter dans toute l'Europe des charges importantes ! Déjà en Allemagne monsieur Zeppelin ! Possédant une partie des bois de Moisson, ils décidèrent de construire un hangar avec ateliers, afin d'y expérimenter des ballons dirigeables semi-rigides, les travaux débutèrent début août 1901, le 5 novembre 1901 le hangar est achevé.

Un des ateliers des ballons dirigeables à Moisson.


1902. le 12 mai partant de Vaugirard ou le brésilien Sévero à construit son hangar près des ateliers Lachambre, spécialiste en construction de ballons, le dirigeable Pax qui survol Paris explose tuant son pilote Severo et son mécanicien Saché, ont retrouva leurs corps sans vies sur la chaussée de l'avenue du Maine. Le Brésilien avait fait installer les moteurs trop près de l'enveloppe, erreur fatal.


Construit en 1902 le dirigeable"Le Jaune", fut assemblé dans les ateliers de Billancourt du constructeur Surcouf sous la direction de l'ingénieur Julliot, c'est le type semi-rigide à armature métallique, dirigeables de 2284 m3 il a une enveloppe jaune ce qui lui valu son surnom. Le ballon a été expérimenté au parc Lebaudy de Moisson (Seine-et-Oise), piloté par M. Juchmès lors de son vol du 12 novembre 1903, décollant de Paris il rejoint Moisson (62 Km) en 1h40. Le 20 novembre alors que... de Paris se rendant à Chalais-Meudon au parc militaire le vent le jette contre un arbre l'enveloppe est déchirée, qu'importe ! Ils en reconstruisent un plus puissant en 1904 "Le Jaune II".

C'est en décembre 1902 que Henri Deutsch de la Meurthe expose au salon de l'automobile le dirigeable "Ville de Paris I".
D'après le Comte De Lavaulx... Ce "Ville de Paris" était certainement supérieur aux dirigeables existants construits en ce moment. Ont doit donc d'autant plus regretter que ! pour des raisons inconnues, on en ait jamais commencé les essais. (Le triomphe de la navigation aérienne. 1911)


Entre 1904 et 1905 Santos Dumont éprouva le besoin de se reposer, d'avoir d'autres distraction il se mit au tennis, il continuait quand même à dessiner et élaborer des projets, construisait des modèles d'essais, mais rien ne sortait de l'aérogare nom donné à son hangar de Neuilly, que la petite "baladeuse" pour les promenade à Paris ou les N°7 et 10 pour de court vol d'essais.
Ici avec le N°10.


Les frères Lebaudy prêtèrent l'aérostat " Le Jaune II" au ministère de la Guerre en 1905 qui devient " Le Lebaudy III".

Le "Lebaudy III" est remis aux militaires au camp de Chalon, il était partit de Moisson le 6 juillet 1905. Manquant de chance, le jour même de son arrivée un ouragan balaye la plaine arrachant le dirigeable des mains des militaires qui essayaient de le maintenir, projeté contre des arbres son enveloppe se déchire... il fut décidé de le réparer et que les essais continueraient, par la suite le dirigeable fut transporté à Toul.

Le Camp de Chalons le hangar du dirigeable.

On reconstruit-le "Lebaudy" à Toul place forte ou le dirigeable était destiné, on augmente sa capacité et devient le "Le Lebaudy IV",
Le hangar à dirigeable de Toul.

Du 8 octobre au 10 novembre 1905 il effectua une dizaine d'ascensions, le 24 octobre le ministre de la guerre M. Berteaux y participa et en fut pleinement satisfait, l'armée décida donc de commander un dirigeable à M. Lebaudy ça sera le "PATRIE",
En 1906 le "Lebaudy IV" fut offert à l'armée et devient le premier dirigeable militaire.


Le Comte De Lavaulx aéronaute réputé, pensait que les gros dirigeables étaient fait pour les longues distances, emporteront plus de lest mais avaient un désavantage, il leur fallait à chaque destinations un hangar pour les protéger des intempéries. Donc ! Une idée s'imposa les faire plus petits, gonflés au gaz d'éclairage moins cher et démontables, ont pourraient les transporter sur un seul camion (charrette de l'époque), comme ont le fait pour les ballons captifs, en 1906 il se fit construire dans les ateliers de Maurice Mallet, un petit dirigeable d'étude à qui le public donna le nom de "De Lavaulx" il était démontable en 4 parties, l'enveloppe, la nacelle, la vergue de suspension divisée en 2 pièces.

Sur la CP l'éditeur nomme le ballon "Zodiac III" ce qui est faux la société Zodiac est fondée en 1908, le "De Lavaulx" a été construit hors société Zodiac. Les éditeur de CP de l'époque n'étaient pas regardants sur la vérité historique le seul mot était "vendre".
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Suite. La belle époque 1906-1908
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